Le commerce de proximité participe à notre
cadre de vie, en favorisant les rencontres entre les habitants.
Dans notre canton nous assistons au
développement de la zone commerciale Hyper U.
Face à cela, les commerçants de proximité,
installés au cœur de notre ville, ont des difficultés à faire
face à cette concurrence. Cela aboutit à ce que des commerces
ferment les uns après les autres.
Déjà
bien avant les dernières élections municipales, la commune avait
connu la fermeture de commerces de proximité.
Pour
ne remonter qu'à quelques années, nous nous rappelons toutes et
tous de la fermeture de la maison de la presse, qui a eu des
conséquences importantes dans la fréquentation du centre-ville.
Depuis
les dernières élections d’avril 2014, nous constatons une
accélération de fermetures de commerces, pour ne citer que les
derniers : le magasin d’exposition d’art et de vente de
bonbons, la mercerie, de téléphonie, de jouets …
Si
tout n’est pas la faute de la mairie, on peut toutefois faire le
constat du manque de mobilisation dont elle fait preuve. Rien ne
bouge, pas de remise en cause, pas d’annonces de projets,
l’immobilisme semble être son leitmotiv.
Dès
l’implantation du centre commercial, on pouvait anticiper les
conséquences sur nos commerces et mettre en place des actions
d’accompagnement.
Par exemple :
LE
FONDS D'INTERVENTION POUR LES SERVICES, L'ARTISANAT ET LE COMMERCE
(FISAC) :
Quelques exemples des objectifs de
ce programme
- les aider à moderniser leur outil de travail;
- les aider à adapter leur offre aux évolutions du marché;
- promouvoir leurs activités, leurs compétences, leurs produits, par des actions collectives.
Autre
exemple : depuis 2005, la loi permet à une commune de se porter acquéreur prioritaire de biens commerciaux en voie d’aliénation
s’ils sont situés dans un périmètre de sauvegarde du commerce et
de l’artisanat de proximité préalablement défini, le but étant
de pérenniser la présence de ces commerces dans les centres villes
ou les quartiers ou encore d’en diversifier l’offre.
Alors comment comprendre le manque de réaction
de la mairie face à la démission de l’ensemble du bureau de
l’association des commerçants ? Nous ne connaissons pas un maire
qui n’aurait pas tout tenté pour maintenir ce lien, ce partenariat
important, plutôt que se couper d’une partie du secteur économique
local.
Autre exemple, nous aurions pu proposer à
l’enseigne majeure du centre commercial un partenariat solidaire
avec les commerçants du centre-ville, dont ils auraient eu la
gestion commune avec la création d’une carte que nous aurions pu
dénommer « carte shopping ».
Comment ça fonctionne : chaque fois qu’un
client fait ses courses dans la grande surface, un pourcentage (à
déterminer entre eux) de la note totale est crédité sur cette
carte et le possesseur de la carte ne peut utiliser la somme
totalisée que dans les commerces du centre-ville.
Ces
2 exemples démontrent notre mobilisation pour proposer des projets
car nous ne sommes pas, comme certains essayent de le faire croire,
une opposition sans idée.
Le
fatalisme n’est pas notre moteur pour avancer …
A bientôt.